Le dialogue social ne se réduit pas au cartel CGT, CFDT, MEDEF
La Fédération FO de la Communication constate que le document qualifié de « position commune sur la représentativité » ne recueille pas la large adhésion prématurément annoncée.
En effet ni FO, ni la CFTC, ni la CGC n'ont entériné ce texte qui, au sens strict, n'est pas un accord. Dès lors, il parait pour le moins hasardeux de l'ériger en pivot d'un processus prélégislatif tel que prévu par la loi du 21 janvier 2007 sur la modernisation du dialogue social.
Cette « position » n'est commune qu'à une partie du patronat et à deux syndicats. Elle incarne une certaine conception du dialogue social. Il en est d'autres qui méritent tout autant d'éclairer le législateur dans son choix souverain.
Mme Parisot est déjà prête à promulguer ce texte, considérant sans doute les parlementaires comme des greffiers. A moins que la démocratie ne soit bafouée, ceux qui n'adhèrent pas au « pacte CGT, CFDT, MEDEF » sont en droit de faire valoir leur point de vue auprès des décideurs politiques du pays. A n'en pas douter ils ont aussi, au-delà de leur spécificités, une position commune à exprimer. Elle se fonde sur la légitimité qu'ils tiennent de leurs adhérents, de leur activité et de leur rôle dans l'histoire sociale de la France.
Paris, le 18 avril 2008
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