Livret A et bonnet d'âne
Alors que les banquiers font pression sur le Gouvernement pour distribuer le livret A à moindre coût, la Commission de Bruxelles lance un ultimatum à la France et la menace de la traduire devant la Cour européenne de justice.
FO Communication dénonce l'attitude féodale consistant à mettre la République au piquet, avec un bonnet d'âne, sur un sujet aussi vital pour la vie de nos concitoyens, notamment les plus modestes. L'épargne populaire et le logement social doivent relever de la souveraineté nationale.
FO Communication rappelle son opposition à la « banalisation » du Livret A, aussi néfaste pour les épargnants que pour la politique du logement. Elle dénonce la création d'un « Livret d'accessibilité bancaire » officialisant un statut de pauvre.
En outre, la « banalisation » ne pourrait que détruire le fragile équilibre des services financiers de La Poste. Quelles que soient les solutions retenues, FO communication estime que les missions d'intérêt général dévolues à La Poste justifient une compensation totale des surcoûts liés aux services financiers à vocation sociale.
Par ailleurs, rien n'oblige les banques à distribuer le livret A si les conditions de rémunération ne leurs conviennent pas.
I l importe aussi de rappeler que cette boite de Pandore a été ouverte en contrepartie de la création de la Banque postale. A ce sujet, et compte tenu des rumeurs qui circulent, FO Communication juge que la Banque postale ne doit être mêlée en aucune façon au règlement des problèmes de la Société Générale. Plutôt que d'envisager des pactes risqués avec des prédateurs ou des canards boiteux, le bon sens, l'efficacité et l'intérêt général, commandent, plus que jamais, l'alliance de La Poste et de la Caisse des dépôts et consignations. En tout état de cause, c'est au conseil d'administration de La Poste qu'il appartient de faire des choix stratégiques, en aucun cas à une filiale du Groupe public. Là aussi il y a une hiérarchie des normes.
Paris, le 27 février 2008
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