Une commission n'est pas un débat public... Il faut donner la parole aux citoyens !


Pris de court par la montée en puissance de l'idée d'un débat public conduisant à un référendum sur l'avenir de La Poste, l'Exécutif sort la vieille recette de la commission « ad hoc » chargée de canaliser et de cantonner un mécontentement croissant. Le simple fait que cette commission doive rendre ses conclusions dans un délai de deux mois, limite déjà l'ambition de ses travaux.
Cette réaction défensive doit conforter les salariés à se mobiliser, notamment lors de la grève du 23 septembre. Elle encourage aussi ceux qui, de plus en plus nombreux, veulent engager un véritable débat public conduisant à un projet alternatif à celui des privatiseurs et soumis, le moment venu, au choix des citoyens par la voie d'un référendum.
Il n'est pas indifférent que l'Exécutif lance sa diversion à la veille de la conférence de presse qui confirmera l'élan du Comité national de mobilisation contre la privatisation, pour un débat public et un référendum sur le service public postal. Son action rappellera au Gouvernement qu'au-delà des réunions d'experts, ce sont les citoyens qui doivent avoir le dernier mot.

Paris, le 17 septembre 2008

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