Téléphonie mobile : un quatrième opérateur, pour quoi faire ?
Quelle baisse des tarifs ?
C'est l'attente de chacun, en temps de crise. Mais tous les spécialistes s'accordent à dire que les abonnements baisseront au plus de 7%. Rappelons qu'avec ou sans un quatrième opérateur, les tarifs sont déjà à la baisse : ainsi entre 2007 et 2008, l'abonnement moyen a chuté de 2,50 Euros.
Des conséquences néfastes !
Le maître mot sera inévitablement la compression des coûts. Autrement dit des salaires en baisse, des services externalisés (centres d'appels, hotlines), des sous-traitants étranglés et des suppressions d'emplois estimées à 20% de l'effectif de la branche.
Quel avenir pour le réseau ? Quel avenir pour l'utilisateur ?
L'investissement sera en berne pour préserver la rentabilité et les dividendes au détriment de la couverture territoriale et de la qualité de service. Les opérateurs actuels investissent un milliard d'Euros par an, le nouvel entrant pourra-t-il suivre ?
FO Communication dénonce et refuse cette philosophie de "low-cost" pour la téléphonie, avec toutes les dérives inhérentes à ce modèle.
Pour FO COM, l'Etat doit en priorité imposer aux opérateurs actuels de remplir leurs obligations de développement du réseau, afin de garantir des services de qualité accessibles au plus grand nombre. La "saignée" que provoquerait l'apparition de ce 4ème opérateur serait nuisible à l'objectif principal qui est de fournir de la téléphonie de qualité sur l'ensemble du territoire.
Paris, le 14 mai 2009
RSS