La crise financière, nouvel adversaire de la privatisation de La Poste
Alors que le principe même d'une privatisation de La Poste est de plus en plus contesté dans le pays, l'actualité conforte les thèses des défenseurs du service public : la déconfiture du système financier atteint désormais l'Europe. Seule l'intervention massive des Etats est en mesure d'endiguer cette déroute.
Malgré les réfutations théoriques et les démentis pratiques, certains préconisent toujours l'entrée en bourse de La Poste et célèbrent les vertus supposées de l'actionnariat populaire et salarié. C'est un véritable déni de réalité !
L'option de la société anonyme doit être rejetée. Les missions du service public postal doivent continuer à s'exercer au sein d'un groupe public unitaire. Leur financement doit être garanti par des fonds publics, gérés par l'alliance stratégique de la CDC et de La Banque Postale. La vocation de cette dernière est de rester arrimée à sa maison mère et de la servir.
Le Gouvernement doit comprendre que l'avenir de La Poste mérite d'être choisi par les citoyens. La nécessité d'un référendum apparaît de plus en plus clairement.
Paris, le 26 septembre 2008.
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