ALICE est en vente mais sa direction l'ignore...
Depuis quelques mois, des rumeurs circulent dans le petit monde des télécommunications : la filiale française de l'opérateur historique transalpin, Telecom Italia serait à vendre. Telecom Italia France commercialise la marque ALICE, figure emblématique de l'internet haut débit. Elle compte quelque 1 400 salariés répartis entre ses sites de Bordeaux, Marseille et Paris.
Et ce sont ces 1 400 salariés qui se trouvent aujourd'hui pris en otage du pire des scénarios. On connaissait déjà le phénomène de concentration entre les acteurs du marché des télécoms mais on ne connaissait pas encore "la vente sans vente" : un suspense insoutenable à vivre au quotidien pour le personnel.
La vente annoncée de Telecom Italia France fait peser un risque majeur sur l'emploi. La direction de Telecom Italia refuse toujours toute discussion visant à donner à l'ensemble des salariés un minimum de visibilité sur leur avenir.
Pire encore, malgré la mise à l'écart de la filiale française lors de la présentation de la stratégie du groupe à Milan le 7 mars dernier, la direction française clame haut et fort que Telecom Italia France n'est pas à vendre. De fait, elle s'obstine à nier la nécessité de mesures pour sauvegarder l'emploi.
Rappelons que Telecom Italia France, qui revendique prés de 900 000 abonnés internet haut débit, est valorisée à plus de 700 millions d'euros et que 4 repreneurs potentiels se sont déjà fait connaitre...
FO Communication, force de proposition, a demandé il y a plusieurs semaines la négociation d'un accord visant le maintien des emplois. Il y a urgence à permettre aux partenaires sociaux de limiter la casse sociale. Nous regrettons qu'aucune de nos demandes n'ait trouvé jusqu'ici un écho favorable.
Paris, le 19 mars 2008
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