Les communiqués



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  • 24/11/2011 :

    Nette poussée de Force Ouvrière chez France Télécom


    Avec plus de 14% des voix, Force Ouvrière progresse de 1,8 point en pourcentage général et augmente sensiblement son influence à France Télécom par rapport au scrutin de 2009. Ce bon résultat intervient après les excellents scores enregistrés par Force Ouvrière à La Poste et dans la Fonction publique.
    FO COM tient à remercier tous les électeurs, le taux de participation s'élevant à 74%. Ce résultat nous permettra de porter encore plus haut les revendications dans tous les établissements où les conditions existent pour mettre en place le programme des Activités Sociales et Culturelles (ASC).
    FO COM a mené une campagne de proximité et d'écoute, au plus près des préoccupations des personnels de France Télécom.
    Notre positionnement a toujours été clair : revendiquer, négocier, agir, et ce, en toute liberté et indépendance.
    Les accords constructifs, nous les avons portés et signés ! Et nous avons dénoncé les accords « coquilles vides ». Le personnel de France Télécom Orange l'a bien compris.  Paris, le 23 novembre 2011

    Contacts :  Philippe CHARRY         06 71 57 05 09     
                        Nabyl BELDJOUDI        06 07 02 43 04

  • 05/07/2011 :

    Plainte contre France Télécom


    Communiqué de presse des fédérations syndicales de France Télécom

    CFDT à CFE-CGC à CFTC à CGT à FO à SUD

    A la suite de la crise des suicides de l'été 2009 à France Télécom, toutes les fédérations syndicales de l'entreprise se sont portées parties civiles dans le cadre d'une plainte contre France Télécom, pour « harcèlement moral » et pour « mise en danger de la vie d'autrui ». A l'origine de cette plainte, qu'il s'agisse du rapport de l'inspection du travail, des rapports d'experts désignés par les CHS-CT, de l'enquête du cabinet Technologia, des alertes des médecins du travail et des représentantes du personnel, des témoignages de salariées, tous dénoncent la mise en place par la direction de l'entreprise, et au plus haut niveau, d'un système de management par le stress.

    Cela s'est traduit par la mise en place d'une organisation du travail pathogène se concrétisant par des restructurations incessantes, des suppressions massives d'emploi, des mobilités forcées et des fermetures de services ou de sites, impactant des milliers de salariés et en acculant certains au suicide.

    Pour les fédérations syndicales de France Télécom, l'instruction en cours doit faire la lumière sur cette crise sociale et doit en établir précisément les responsabilités. Elles se montrent inquiètes sur l'évolution actuelle d'une instruction qui ne retient pas l'infraction de « mise en danger de la vie d'autrui ».

    Il y a aujourd'hui un risque d'enlisement, avec une orientation qui privilégierait une approche individuelle de ce dossier, limitant les investigations au seul fait d'un harcèlement hiérarchique direct des victimes.

    C'est inacceptable pour les fédérations syndicales. Elles réaffirment leur volonté d'aller enfin vers le procès de ces méthodes de management et de ces organisations du travail pathogènes qui conduisent à une « mise en danger de la vie d'autrui » !

    Pour tous contacts :
    Jean-Jacques Guichou :
    06 70 93 87 02
    Nabyl Beldjoudi : 06 32 83 93 77

     

  • 26/04/2011 :

    Suicide d'un de nos collègues de France Télécom Orange


    Un de nos collègues s'est immolé par le feu sur le parking de l'Agence Entreprise de France Télécom Orange à Mérignac, près de Bordeaux. 
    C'est une nouvelle tragédie qui frappe de plein fouet l'ensemble du personnel et la direction de notre entreprise France Télécom Orange. 
    Notre collègue, Rémy, était "préventeur", depuis quelques mois, autrement dit un spécialiste dans la prévention des risques psychosociaux et autres risques, mais aussi un expert technique dans la sécurité au travail... 
    Par cet acte, notre collègue a voulu nous signifier un message. Seuls le CHSCT et une expertise adéquate permettront d'en savoir plus.
    Pour Force Ouvrière Communication, les efforts réalisés par la nouvelle direction générale sont incontestables, mais la capacité du management local à faire vivre le changement reste limitée. 
    Pour Force Ouvrière Communication, Il est indispensable que la direction communique bien plus sur ses nouvelles orientations, et qu'elle donne à celles-ci un véritable "contenu terrain". 
    Force Ouvrière Communication considère qu'une impulsion doit être donnée du plus haut sommet de la hiérarchie. 
    Force Ouvrière Communication ne cesse de revendiquer la création d'un CHSCT NATIONAL absolument nécessaire à France Télécom Orange. Le Président de ce CHSCT NATIONAL devra dessiner et mettre en œuvre un PLAN NATIONAL DE PREVENTION DES RISQUES PSYCHOSOCIAUX.
    Pour tous contacts :
    Jean-Jacques Guichou : 06 70 93 87 02
    Nabyl Beldjoudi : 06 07 02 43 04
    Philippe Charry : 06 71 57 05 09

  • 26/04/2011 :

    Projet de co-entreprise entre France Télécom Orange et Deutsche Telekom dans le domaine des achats : Force Ouvrière Communication dénonce les graves dangers de ce projet !


    La direction générale de France Télécom Orange vient d'annoncer la création d'une co-entreprise avec Deutsche Telekom dans le domaine des achats.
    Après la coopération sur les réseaux mobiles au Royaume-Uni, c'est un second lien organique fort qui se tisse entre les deux groupes.
    Force Ouvrière Communication (FOcom) n'est pas, par principe, contre la coopération entre les entreprises qui vaut toujours mieux que la concurrence sauvage. Toutefois, FOcom tient à exprimer ici ses plus vives inquiétudes pour les raisons suivantes :
    • La coopération projetée est supposée permettre 900 millions d'euros d'économie à France Télécom Orange. Nous sommes hélas convaincus, forts de l'expérience du passé, que ces économies se feront à travers la déstabilisation des 1000 salariés des équipes achats du groupe, ainsi qu'à travers une pression accrue sur les fournisseurs et sous-traitants, et par conséquent leurs salariés.
    • FOcom fait part également de ses plus grandes craintes concernant l'avenir des contrats passés avec les fournisseurs français, ainsi que les emplois qu'ils représentent sur le territoire national.
    • Derrière la mise en commun des achats, il y a, en réalité, la remise en cause de la maîtrise par France Télécom Orange de la production, de la maintenance et de la supervision de ses réseaux, de son Système d'Information et de ses équipements. Cela concerne donc en réalité plus de 20 000 salariés du groupe et leurs activités, avec de très fortes probabilités de se tourner rapidement vers la sous-traitance totale de ces fonctions à l'échelle mondiale.
    • Enfin, la manière dont les accords se dessinent entre les deux groupes est inquiétante à plus d'un titre pour celles et ceux qui ont vécu les expériences passées d'alliance avec Deutsche Telekom. Il est, en effet, hélas à craindre que la nouvelle direction générale de France Télécom Orange n'ait pas suffisamment intégré les déboires successifs entre les deux opérateurs. Hors de tout sentiment négatif à l'égard des personnes, FOcom demeure néanmoins contrainte de constater que l'approche du « business » qu'ont nos homologues allemands et nous-mêmes est profondément différente, culturellement difficile à concilier avec la nôtre, et que cela a déjà entrainé et entrainera encore, des conflits, des déceptions et au bout du compte de dégâts importants pour l'entreprise et les salariés. Une coopération sous forme d'accords commerciaux ponctuels, au moins au début, aurait été beaucoup plus sage et socialement moins risquée.
    Pour toutes ces raisons, Force Ouvrière Communication demande l'arrêt immédiat de ce projet et la remise à plat de la stratégie du groupe dans les domaines impactés par le projet.
    Force Ouvrière Communication fera valoir avec force sa position à travers les instances représentatives du personnel qui vont être consultées.
    Pour tous contacts :
    Jean-Jacques Guichou :
    06 70 93 87 02
    Nabyl Beldjoudi :
    06 07 02 43 04
    Philippe Charry :
    06 71 57 05 09

  • 11/03/2011 :

    Séparation des réseaux : encore une attaque de l'Autorité française de la concurrence contre France Télécom Orange !


    Force Ouvrière Communication condamne sans appel cette nouvelle attaque contre l'unicité de l'entreprise à laquelle le personnel de France Télécom Orange demeure très attaché.
    En effet, dans un avis rendu public en date du 8 mars 2011, l'Autorité française de la concurrence demande à l'Autorité de Régulation des Communications Électroniques et des Postes (ARCEP) d' « entamer les travaux préalables à l'utilisation d'un nouvel élément de sa boite à outils : l'éventuelle séparation fonctionnelle entre les activités de services et le réseau ».
    Ainsi, semant le chaud et le froid, l'Autorité française de la concurrence propose que l'ARCEP allège son contrôle sur France Télécom Orange dans les zones denses (148 villes en France), mais dans le même temps s'inquiète de la concurrence future du très haut débit sur les zones non denses. Concernant ce second point, l'Autorité évoque la possibilité pour l'ARCEP de réclamer la séparation fonctionnelle des réseaux et des services.
    Force Ouvrière Communication rappelle que cette référence à une solution souhaitée par l'Europe, mais toujours refusée en France, suscite l'inquiétude des personnels de France Télécom Orange. Une telle option relancerait les réorganisations au sein de l'entreprise, la déstabilisation des agents et salariés de l'entreprise et, au bout du compte, la crise sociale qui perdure ! Les fonctionnaires n'accepteront pas la remise en cause de leur statut ou leur ghettoïsation dans certaines activités pour satisfaire une telle décision.
    Force Ouvrière Communication rappelle également que la régulation européenne a été assouplie dans les télécommunications suite au constat d'une concurrence effective et de la bonne disponibilité des ressources essentielles dans ce secteur d'activité. Par ailleurs, durcir les règles en vigueur pourrait décourager les investissements pour un service de très haut débit de qualité sur tout le territoire.
    Force Ouvrière Communication rappelle enfin que d'autres opérateurs, tel que British Télécom, qui ont subi la séparation de leur réseau et de leurs services, ont sombré dans des difficultés insurmontables les écartant irrémédiablement de toute position significative sur leur marché, avec pour corollaire la dégradation profonde de la qualité de leurs services et de leur réseau.
    Force Ouvrière Communication avertit les membres de ces autorités qu'elle les tiendra responsables des risques encourus par les personnels, si une telle décision était prise. Les conséquences d'une séparation des activités de services et de réseaux sur les emplois, sur les conditions de travail, ainsi que sur la santé physique et mentale des personnels seraient un prix qu'aucun responsable digne de ce nom n'est en droit d'exiger.

    LES REGULATEURS DOIVENT ASSUMER LEUR RESPONSABILITE SOCIALE !

    C'est pourquoi Force Ouvrière réfléchit et consultera les autres syndicats pour organiser une manifestation des personnels devant le siège de ces instances dites de régulations.
    L'avenir des agents et salariés ne peut pas être constamment suspendu aux décisions des ces organismes dont l'action est de plus en plus inspirée par les lobbies financiers de ce secteur.
    Pour tous contacts :
    Jean-Jacques Guichou : 06 70 93 87 02
    Nabyl Beldjoudi : 06 07 02 43 04
    Philippe Charry : 06 71 57 05 09

  • 21/01/2011 :

    Nouvelles manoeuvres de l'ACERP contre France Télécom


    Une nouvelle fois, l'ARCEP, autorité « indépendante » de régulation du secteur des télécommunications, a lancé une consultation publique au sujet de la technique de calcul des « coûts de la terminaison d'appel fixe en France ».

    Cette consultation, ouverte du 7 janvier au 11 février 2011, se fait sur la base d'une recommandation de la commission européenne dont les positions d'hostilité aux opérateurs historiques et aux services publics sont connues.

    La présentation de cette consultation ne laisse aucune ambigüité sur le fait qu'il s'agit de justifier une pression accrue sur les prix pratiqués par France Télécom vis-à vis des opérateurs concurrents, et par là même d'une pression accrue sur les coûts et sur les personnels de l'opérateur historique.

    Force Ouvrière Communication a maintes fois dénoncé le caractère injuste de cette régulation asymétrique au profit d'intérêts privés, ainsi que le coté pervers de décisions qui spolient les salariés de France Télécom du fruit de leur travail au profit
    de ces mêmes intérêts.

    Aujourd'hui, dans le cadre de la crise des suicides qui touche France Télécom, Force Ouvrière Communication ne peut rester sans réaction face à ce qui promet d'être la pression de trop sur l'entreprise. Une nouvelle baisse de prix imposée par l'ARCEP à
    France Télécom pourrait entraîner de nouvelles coupes dans les budgets des unités et services techniques, de nouvelles pressions managériales pour la productivité et, nous le craignons, de nouvelles conséquences dramatiques.

    Force Ouvrière Communication demande l'arrêt immédiat de toute action visant à imposer de nouvelles baisses de tarifs d'interconnexion à l'opérateur France Télécom.

    Force Ouvrière Communication n'a certes pas de moyen légal d'empêcher l'ARCEP- d'agir mais tient à avertir les membres du collège de cette autorité qu'elle les tiendra pour responsables des conséquences que leurs décisions pourraient entraîner sur les
    conditions de travail, la santé et les risques psychosociaux des personnels de France Télécom.

    Paris, le 21 janvier 2011
    Le Secrétaire général
    Jacques DUMANS
    contact : Philippe CHARRY :  06 71 57 05 09

  • 13/09/2010 :

    Encore et toujours des suicides à France Télécom


    Force Ouvrière Communication, avec tous les salariés de France Télécom, a été à nouveau durement touchée par l'annonce des cinq derniers suicides en une douzaine de jours à France Télécom.
    Force Ouvrière Communication adresse ses pensées les plus émues aux familles frappées par ces tragiques disparitions.
    Malgré la mise en place de cellules psychologiques, le déclenchement d'enquêtes, la convocation des CHSCT concernés par la direction de France Télécom, malgré les négociations et signatures d'accords « stress » avec certaines organisations syndicales, les salariés hurlent haut et fort : rien n'a changé !
    Force Ouvrière Communication constate avec le personnel, la reprise de la dégradation des conditions de travail.
    La présentation du « nouveau contrat social » aux organisations syndicales, Vendredi 17 Septembre 2010, doit apporter des solutions nouvelles à la crise suicidaire. Or, d'après les informations en notre possession, malheureusement, il n'en serait rien...
    Force Ouvrière a demandé un rendez-vous et adressé un courrier à Monsieur Stéphane Richard, Directeur Général, afin de le mettre en garde, face à une nouvelle et désastreuse aggravation de la situation.
    Force Ouvrière Communication revendique la mise en place de mesures d'extrême urgence et engage la direction à faire passer des consignes fortes afin de permettre au personnel d'envisager sereinement l'avenir et faire en sorte que : « le France Télécom de demain ne ressemble plus jamais au France Télécom d'hier ».

     Paris, le 13 septembre 2010
    Le Secrétaire général
    Jacques DUMANS


  • 23/08/2010 :

    Appel solennel à la mobilisation pour le retrait du projet de loi gouvernemental sur les retraites


    Force Ouvrière Communication appelle solennellement tous les salariés du groupe France Télécom Orange à se mobiliser massivement, et à manifester lors de la grève du 7 septembre prochain, avec toutes les organisations syndicales.
    Le projet de loi gouvernemental sur les retraites ne répond en rien aux exigences des salariés du public comme du privé. Il est socialement injuste et économiquement inefficace, puisqu'il n'assure pas l'équilibre du système.
    Force Ouvrière Communication s'exprime très clairement pour le retrait du projet de loi gouvernemental sur les retraites.
    Force Ouvrière Communication rappelle ses revendications :
    • maintien de l'âge ouvrant droit à la retraite à 60 ans,
    • rejet de tout allongement de la durée de cotisation : 40 ans, c'est déjà trop ! 
    • prise en compte réelle de la pénibilité,
    • une véritable politique ambitieuse de répartition des richesses,
      (Force Ouvrière a fait des propositions concrètes de financement : taxation des bénéfices non réinvestis : 5 milliards ; la taxation du capital : 11 milliards, ...),
    • prise en compte de la situation de nombreuses femmes (trajectoire professionnelle discontinue, mères de 3 enfants...),
    • maintien du code des pensions.
    Compte tenu du rejet par les salariés des dispositions unilatérales du gouvernement, compte tenu que les organisations syndicales réaffirment une nouvelle fois leur opposition au projet de loi, il ne peut et il ne doit pas y avoir d'ambigüités :

    Ce projet de loi gouvernemental doit être retiré !
    Paris, le 23 août 2010

  • 15/07/2010 :

    Classement du suicide d'un salarié en accident de travail : vers la fin du déni à France Télécom ?


    Classement du suicide d'un salarié en accident de travail : vers la fin du déni à France Télécom ?

    Force Ouvrière prend acte de la décision importante de Mr Stéphane Richard, directeur général de France Télécom, concernant le classement en accident du travail du suicide d'un collègue de Marseille, Michel D.
    Cette annonce a été faite lors de la lecture d'un message de M. Stéphane Richard, au cours d'un rassemblement du personnel à Marseille, Mardi 13 Juillet, en hommage à la mémoire de notre collègue disparu, par le directeur régional de la direction Territoriale Sud-Est, M. Figuières.

    Force Ouvrière ne peut qu'approuver une telle décision d'importance, prise, malgré les avis défavorables prononcés par l'IGAS (Inspection Générale des Affaires sociales) au mois de mars dernier, et par la Commission de Réforme interne en début du mois de Juillet.
    « C'est un acte décisif, qui, à travers cette reconnaissance particulière du suicide emblématique de Michel, reconnait la souffrance générée par l'organisation de France Télécom Orange, ces dix dernières années. Elle permet maintenant d'envisager la reconstruction d'un modèle d'entreprise plus respectueux des salariés et de leurs représentants » déclarait Anne-Marie Luchetti, militante FO à Marseille.

     

    Force Ouvrière se déclare résolument prête à prendre toute sa place à la table des négociations, concernant l'ouverture des négociations GPEC (Gestion Prévisionnelle Emplois et Compétences) afin d'envisager sereinement l'avenir, et faire en sorte que : « le France Télécom de demain ne ressemble plus jamais au France Télécom d'hier ».

    Force Ouvrière revendique la révision de tous les dossiers de suicides de nos collègues, afin qu'ils puissent bénéficier d'une réelle égalité de traitement, en vue d'une requalification en accident du travail.

    Paris le 15 juillet 2010

     

    Contacts :  Jean-Jacques GUICHOU  : 06 70 93 87 02
                         Nabyl BELDJOUDI  : 06 07 02 43 04

  • 06/05/2010 :

    Suicides à France Télécom : FO COM se porte partie civile


    L'automne 2009, avec la vague de suicides, aurait pu rester dans la mémoire collective des salariés du Groupe France Télécom comme la rupture tant attendue d'un système de management destructeur, celui d'une direction qui a mené les affaires de 2005 au début de l'année 2010.

    Mais quels constats tirons-nous aujourd'hui ?
    Sous la pression des médias, le gouvernement a imposé à la direction de France-Télécom l'ouverture d'une négociation avec les organisations syndicales. L'objet de cette négociation était de décliner à France Télécom (enfin !) l'accord national interprofessionnel (ANI) sur le stress au travail.

    Mais dans les faits :
    • La direction de l'entreprise a adopté une tactique de dispersion pour gagner du temps et multiplier ses chances d'obtenir des signatures d'accords. Elle a décliné l'unique négociation qui devait être menée en six négociations différentes et a organisé une opération de communication interne d'envergure, « les assises de la refondation », pour occuper l'espace médiatique et contrer les résultats de l'expertise, encore à venir, du cabinet Technologia.
    • Par ailleurs, les négociations ont été menées par les directeurs qui ont orchestrés et « industrialisés » les méthodes de management à l'origine de la souffrance au travail dans notre entreprise ; méthodes qui ont consisté notamment à entretenir une incroyable instabilité organisationnelle et à programmer, tous les trois ans, une mobilité forcée des salariés (notamment des cadres) de l'entreprise dont les postes étaient pourtant pérennes.
    Au bout du compte, les accords proposés à la signature :
    • normalisent la mobilité forcée des salariés dont les postes sont pourtant pérennes ;
    • normalisent les restructurations qui sont reparties de plus belle ;
    • normalisent la cogestion du système de management de la santé au travail par tous les acteurs de l'entreprise, exception faite du seul réel responsable aux yeux de la loi de notre pays : le Président du CHSCT ;
    • excluent toute intégration des préconisations du cabinet Technologia (les textes sont mis à la signature avant même la remise des résultats de l'expertise en cours !?).
    FO n'a signé aucun des quatre premiers accords qui pérennisent un système de management intolérable parce qu'illégal ; qui font peser sur les cadres de l'entreprise, et notamment les managers, la responsabilité civile et pénale de l'obligation de résultat en matière de santé mentale et physique au travail ; et qui entacheront l'avenir des relations de travail entre le management et les salariés au sein de l'entreprise.
    Toutefois, notre ferme détermination à défendre les familles des victimes et la dignité humaine des salariés de l'entreprise reste intacte. La Fédération FO COMMUNICATION a pris la décision, après consultation de ses instances, de se porter partie civile, à l'appui :
    • du rapport remis au parquet de Paris par l'inspection du travail, pour mise en danger de la santé d'autrui et harcèlement moral du fait de méthodes de gestion de nature à porter atteinte à la santé mentale des travailleurs ;
    • et des préconisations provisoires du rapport Technologia.
    Paris, le 6 mai 2010

  • 15/01/2010 :

    Anti-syndicalisme primaire chez Orange Cameroun


    Les salariés d'Orange Cameroun sont en grève illimitée depuis décembre pour dénoncer les entraves au dialogue social orchestrées par la direction.
    Les négociations de la convention collective sont au point mort. Les conditions de travail se dégradent et entraînent la montée du stress. Le classement individuel des travailleurs selon leur performance est devenu monnaie courante en dépit des textes réglementaires.
    Fondée sur un profond mécontentement des salariés, cette grève légitime a des conséquences sociales dramatiques : des mesures de licenciement prises contre certains grévistes, des sanctions disciplinaires, plusieurs centaines de demandes d'explication. C'est une réponse totalement décalée par rapport à la réalité. Et qui fait voler en éclats les derniers espoirs de négociations chez Orange Cameroun...
    Cette attitude est en complète contradiction avec l'annonce du « nouveau contrat social » faite par la direction du groupe France Télécom. Les salariés à l'international seraient-ils des laissés-pour-compte ? La politique dans l'ensemble du groupe doit faire preuve d'un minimum de cohérence.
    FO Communication, membre de l'UNI, affirme sa solidarité envers les salariés d'Orange Cameroun et exige la levée de toutes les sanctions disciplinaires. Nous demandons la reprise du dialogue social dans les plus brefs délais ! Paris, le 14 janvier 2010



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