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Rentrée de tous les dangers pour le droit du travail

Les lois Macron et Rebsamen à peine promulguées, Manuel Valls veut “aller plus loin” dans la liquidation du droit du travail en donnant plus de poids aux accords d’entreprise par rapport à la loi. Pour l’aider dans son “ambitieuse” tâche, il a demandé à la commission Combrexelle de réfléchir, pour septembre, aux moyens d’”élargir la place” de l’accord collectif (d’entreprise, de branche) dans le droit du travail. Substituer au code du travail des accords négociés au niveau de l’entreprise est un vieux rêve du Medef. Après avoir obtenu allègements de charges et diverses “aides à l’emploi” – sans contrepartie et sans résultat positif sur l’emploi – Pierre Gattaz exige maintenant que le “problème” soit réglé “d’ici à Noël”.
Pour FO ce projet s’attaque en fait à l’un des piliers du droit social français et annonce de nouvelles régressions pour les salariés.
Et cela ne réglera pas le problème de la croissance et de l’emploi, bien au contraire. La récession ne vient pas de l’épaisseur du code du travail (qui résulte d’ailleurs pour l’essentiel des multiples dérogations qui ont été imposées par le patronat) mais de l’absence de relance par la demande (les carnets de commande sont vides faute de pouvoir d’achat) et de politique industrielle ambitieuse.


À propos de l’opération “allo clients”

Celle-ci consiste à faire appeler, par l’ensemble des cadres, les clients qui ont acquis un nouveau service ou produit pour leur demander s’ils sont satisfaits. Cette opération expérimentée dans la DO sud-est nous paraît pour le moins discutable pour plusieurs motifs :
1/ elle fait l’économie d’un service professionnel d’écoute clients. Or, nous estimons que nos clients méritent de “vivre une expérience clients incomparable” en étant contactés par des cellules d’écoute dédiées et formées et non par des cadres dont ce n’est pas le métier et qui sont souvent déjà débordés par leurs propres missions et activités managériales et/ou transverses. Ne sont-ils pas au final plus efficaces pour améliorer le service dû à nos clients en se consacrant totalement à ce qu’ils savent faire ?
2/ elle laisse penser que si les cadres ne sont pas concrètement dans la relation clients, ils ne sont pas ancrés dans la réalité et ne partagent pas vraiment l’objectif de mettre le client au centre. Les cadres méritent le respect de leurs fonctions et attributions et ne doivent pas subir d’injonctions qui peuvent être perçues comme humiliantes.
Cette opération qui concerne, pour la seule DOSE, 800 cadres, est apparemment en cours de déploiement sur plusieurs DO. Si elle a vocation à se généraliser le minimum serait qu’il soit fait un bilan des expérimentations et une présentation dans les instances nationales. Pour FOCom les cadres, les conseillers comme les clients doivent être respectés.


Un nouveau tueur à la tête de SFR/Numéricâble ?

Patrick Drahi, patron d’Altice a décidé de laisser son siège de président de Numericable-SFR à Michel Combes, ex patron de l’équipementier Alcatel-Lucent, vendu au finlandais Nokia. Michel Combes va pouvoir poursuivre la restructuration de l’opérateur français. Les anciens de France Télécom se souviennent de son passage de janvier 2003 à mai 2006 comme Directeur exécutif chargé des « Équilibres Financiers et Création de Valeurs NExT » et membre du comité stratégique du Groupe. Il a aussi mené le plan Shift chez Alcatel-Lucent qui a supprimé 10.000 emplois dans le monde, dont 700 en France.
Pas de quoi rassurer les salariés de SFR déjà très malmenés depuis la fusion avec Numéricable.


Malaise des salariés chez SFR/Numéricâble

Depuis la prise de contrôle de SFR par Numéricâble, les salariés commencent à en payer le prix ! Patrick Drahi a visiblement du mal à trouver et à mettre en place les synergies attendues ! Bon nombre de salariés de SFR, cadres et non cadres, ne se retrouvent pas dans cette nouvelle co-entreprise, n’y reconnaissant plus leur ancienne maison mère. La ligne stratégique du nouveau groupe semble bien floue ! Les quelques 1,2 million d’abonnés perdus confirment  ce malaise ! Et les marchés financiers  commencent, quant à eux, à s’inquiéter de la dette du nouveau groupe SFR/Numéricâble. A FOCom nous demandons qu’enfin l’Etat et le régulateur prennent leurs responsabilités et s’engagent à  soutenir l’investissement dans le secteur des télécommunications, dont Orange est le principal acteur. Seules des actions permettant de renforcer les opérateurs, et non pas des attaques visant continuellement Orange, notamment par des procédures contestables, garantiront  la croissance de nos entreprises et de l’emploi. FOCom continue et continuera à peser de tout son poids pour la défense des intérêts des salariés, d’où que vienne le vent !


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Inquiétude dans les boutiques

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Sur un plateau !

Les avis des vendeurs des boutiques sont partagés sur la demande qui leur est faite de présenter les produits vendus aux clients sur un plateau : “On n’est ni au café ni dans une bijouterie, il ne nous manque plus que les gants blancs !” Mais mettre les accessoires devant le client pendant la saisie l’amène à les manipuler, à poser des questions et il en achète. L’essentiel pour FOCom est que l’usage du plateau ne soit pas imposé mais reste juste conseillé.


Inquiétude dans les boutiques

Les salariés des boutiques Orange se trouvant dans les douze zones touristiques internationales et les six grandes gares de la capitale sont inquiets, les magasins qui y sont implantés devant être autorisés à ouvrir les dimanches mais aussi le soir jusqu’à minuit suite au décret rédigé par Bercy après la promulgation de la loi Macron.
La Confédération FO s’oppose à cette nouvelle atteinte aux conditions de vie des salariés du commerce. Et puisque ces ouvertures dominicales et nocturnes doivent faire l’objet d’accord au sein des entreprises concernées, FOCom défendra bec et ongles les intérêts des salariés des boutiques. Alors qu’ils sont déjà soumis de fait au travail 3 samedis sur 4, il serait totalement inadmissible de leur imposer de travailler jusqu’à minuit et le dimanche. Quelle vie de famille et sociale résiste à cela ? Et l’on sait trop bien ce que signifie le volontariat face au taux de chômage actuel.


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